Le Salon d'Automne 2011, du 12 au 16 octobre sur les
Champs-Elysées, de la place de la Concorde au Petit Palais
Ouverture tous les jours de 11 h 00 à 19 h 00
Vernissage le 12 octobre à 17 h 30
Le Salon d’Automne fut créé le 31 octobre 1903
au Petit Palais, à l’initiative du Belge Frantz Jourdain (1847-1935),
architecte (La Samaritaine), homme de lettres et grand amateur d’art, président du syndicat de la critique d’art, et d’amis comme l’architecte Hector Guimard, les peintres George Desvallières,
Eugène Carrière, Félix Vallotton, Edouard Vuillard, Adrien Schulz, ou le décorateur Jansen…
Fondé sur “l’éthique de fraternité des arts”, le Salon d’Automne se doit à la fois d’offrir des débouchés aux jeunes
artistes et de faire découvrir à un public populaire les courants les plus novateurs de son époque : Nabi, Fauvisme, Cubisme, Dadaïsme, Surréalisme, Ecole de Paris, l’Art déco (Art des années
1930), Expressionnisme, Cinétisme, Abstraction… toutes les avant-gardes vont défiler à ses cimaises ! L’Art décoratif y sera particulièrement choyé et le Salon d’Automne mettra sur les rails de
la renommée de grands créateurs tels Ruhlmann, Majorelle, Sue et Marre, Louis Vuitton, Eugène Printz, etc.
Le Salon d’Automne se singularise par sa pluridisciplinarité, puisque se trouvent mélangés peintures, sculptures,
photographies (à partir de 1904), dessins, gravures, arts décoratifs, arts appliqués mais également l’architecture, la poésie, le cinéma, la musique, la danse, la mode et même… la gastronomie !!!
Les artistes étrangers y sont particulièrement représentés au point qu’une motion de censure est déposée à l’Assemblée nationale, en 1912, pour chasser le Salon d’Automne du Grand Palais,
coupable de complaisance envers tous les “métèques de l’art”... Ses plus grands scandales esthétiques demeurent la “Cage aux fauves” de 1905, autour de Matisse, la “Maison Cubiste” d’André Marre
de 1912, la rétrospective Picasso au Salon de la Libération de 1944. D’autres scandales, d’ordre politique, cette fois, vont marquer les années de l’après-guerre, telles les expositions d’oeuvres
d’artistes réunis autour de Boris Taslitzky et condamnant la guerre d’Indochine, puis la guerre d’Algérie, expositions marquées par la censure et l’intervention des forces de police... ou encore
l’exposition de “Sabra et Chatila” par Bernard Lorjou en 1982…Dès 1904, le Salon quitte le Petit Palais pour le Grand Palais ; il s’installera exceptionnellement, en 1937, sur l’Esplanade des
Invalides en raison de l’Exposition universelle.
Préconisant le respect de son identité pluridisciplinaire, le Salon d’Automne refusera de se joindre aux Salons historiques réunis au Grand Palais sous la bannière d’Art en Capital et s’engagera courageusement
dans une voie personnelle, loin de la foire d’empoigne des vanités mercantiles.Considéré comme la principale alternative aux manifestations officielles d’un “art” dit “contemporain”, le Salon
d’Automne, association reconnue d’utilité publique, s’affirme comme le porte-parole privilégié des artistes contemporains, oeuvrant sur tout le champ des arts plastiques. Il est présidé, depuis 2004, par Noël Coret, écrivain d’art.
(Tiré du dossier de presse du Salon d'Automne 2011)
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